SDIS13 - Sapeurs Pompiers des Bouches du Rhône

Vous êtes dans : Accueil / Toute l'actualité / Articles / Opérationnelles / Communication opérationnelle / Hélicoptère Bombardier d’Eau, comment ça marche ?

Hélicoptère Bombardier d’Eau, comment ça marche ?

17 Août 2017 Département
2 Copie

La saison feux de forêts 2017 est particulièrement difficile et intense. Nous souhaitions mettre en lumière un moyen aérien des plus précieux et efficace : l’Hélicoptère Bombardier d’Eau, HBE.

Au-delà des aspects techniques de cette « machine », nous avons voulu nous intéresser plus particulièrement au binôme pilote/pompier, d’autant que ce mercredi 9 août, il était tenu par deux femmes, une première, sans doute, en France.

 

2 Copie

 

Marielle Simon, pilote d’hélicoptère, n’est pas seulement extrêmement sympathique et chaleureuse, elle est, en plus, tout simplement douée.

Après avoir abordé des études de médecine puis de chimie, elle s’oriente tout naturellement vers la formation au brevet de pilote d’hélicoptère. Pendant douze ans, elle travaille pour le SAMU. Elle fait ensuite un bref passage dans les avions de grandes lignes mais l’expérience n’est pas réellement probante.

Sa véritable passion : l’hélicoptère. Pour elle, le pilotage de cet engin est synonyme de liberté et d’espace. Et quand il lui a été proposé de travailler pour les pompiers, elle a tout de suite accepté. Pourtant, son engagement a nécessité une formation supplémentaire ardue. La tâche n’est pas aisée.

 

1 Copie

 

3 Copie

 

Elle a dû piloter un hélicoptère avec une élingue de 12 mètres rattachée à une benne à béton pour la déposer sur des chemins en montagne. Le pilotage au rétroviseur était également une nouveauté à laquelle elle a dû s’initier.

Elle apprécie particulièrement l’absence de contrainte quand elle exerce pour les pompiers 13. Car dans l’urgence, si la situation le justifie, il n’est pas nécessaire d’obtenir des autorisations pour se poser ou de voler à basse altitude.

 

4 Copie

 

Enfin, l’imprévu que représente cette mission particulière la stimule au plus haut point car elle ne sait jamais ce qui l’attend vraiment.

L’officier qui l’accompagne, le cadre AERO représente l’interface entre l’officier AERO au sol qui est sur l’incendie ou l’officier de l’avion de coordination.

 

5 Copie

 

Le cadre AERO recueille les demandes du sol et se concerte avec le pilote pour déterminer si les actions nécessaires sont possibles compte tenu des contraintes du feu, de l’aérologie, du relief et de la présence d’obstacles.

Finalement, l’HBE est un moyen de défense comme un autre mais il est en l’air et dispose de 800 litres d’eau.

Le ravitaillement en eau doit se réaliser au plus près. Une tablette est mise à disposition avec une application de navigation dans laquelle tous les points d’eau sont répertoriés.

Le choix du site dépend de l’équipement de l’HBE, cela peut-être le seau, appelé « bambi » ou un kit composé d’une trompe et d’une pompe.

Il existe également des citernes réparties dans les massifs auprès desquelles l’HBE peut s’alimenter.

Ce binôme est une véritable équipe indissociable et complémentaire qui doit analyser les informations issues de l’observation et de la veille de 4 fréquences radio, afin de prendre les bonnes décisions.

Réciproquement, il assure également une mission de renseignement de l’officier AERO qui est au sol afin de l’aider dans sa proposition d’idées de manœuvre pour lutter efficacement contre le feu.

 

6 Copie

 

La journée commence généralement à 10h et se termine avec la nuit aéronautique. Ce dispositif est mis en place tous les jours pendant la saison estivale.

Deux pilotes tournent sur la base de Salon-de-Provence et deux autres sur la base d’Aix-en-Provence.

Les pilotes émérites sont 6 à 12 jours à la disposition du SDIS 13. Quant à l’officier AERO qui l’accompagne, le groupement Feu De Forêt se charge du planning.

Enfin, le mercredi 9 août, le hasard a fait en sorte que l’équipage soit uniquement féminin, c’était une première qui ouvre la voie.

4833.59