SDIS13 - Sapeurs Pompiers des Bouches du Rhône

Vous êtes dans : Accueil / Toute l'actualité / Articles / Formation / 3 questions au lieutenant-colonel Squillari

3 questions au lieutenant-colonel Squillari

1 Mars 2013 DDSIS
Copie de 13

Chef du groupement feux de forêt, le lieutenant-colonel Squillari a encadré la formation des 14 sapeurs-pompiers israéliens qui s’est déroulée en 3 étapes (voir notre article ici Les pompiers israéliens et français ensemble pour lutter contre le feu de forêt . Interview en 3 questions.

 

Pouvez-vous nous rappeler brièvement la genèse et les détails de cette formation ?

C’est une initiative du conseil Général, au nom de l’amitié qui lie le maire de la ville d’Haïfa au président du CG13. Après avoir passé avec succès les équivalents FDF1 etFDF2 à Haïfa en fin d’année dernière, ces 14 sapeurs-pompiers (1 capitaine et 13 sous-officiers) sont venus chez nous 2 semaines durant en février pour parachever leur formation, l’équivalent du FDF3. Cette formation s’est achevée par une remise de diplômes au conseil Général, vendredi 22 février dernier, en présence notamment de M. Daniel Conte, 1er vice-président du CG13 représentant M. Guérini, et du colonel Luc Jorda, directeur du SDIS13.

Comment avez-vous vécu cette formation sur le terrain ? Quel était le niveau des élèves ?

J’ai été très agréablement surpris par leur adaptabilité. Très rapidement, ils se sont faits à nos méthodes, nos engins, nos techniques. Je rappelle qu’ils ont passé les équivalents stricts des FDF1, 2 et 3, et nous avons été extrêmement rigoureux. Ces 14 sapeurs-pompiers israéliens se sont montrés très performants, très impliqués. Pourtant, ils avaient tout à découvrir, à apprendre, en peu de temps. Ils n’ont que peu de matériel feux de forêt en Israël, mais sont confrontés à un certain nombre de feux car leur pays est relativement boisé, et présente le même type de végétation que chez nous. Ils travaillent avec des méthodes bien différentes, c’est donc toute une philosophie qu’il faut développer, appréhender, et mettre en place. Par exemple, en découvrant nos matériels, ils ont été très intéressés et pourront, pourquoi pas, développer des partenariats avec des industriels pour s’équiper. Il va leur falloir aussi créer une base juridique (des GNR, des guides de stratégie générale, de manœuvres, etc.), et poursuivre la formation. Mais au vu de leur enthousiasme, gageons qu’ils mettront tout en œuvre pour généraliser et pérenniser ce type d’échange. Notre mission était de les former, de leur transmettre notre savoir. Nous nous tenons à disposition pour les aider à nouveau si le CG13 nous sollicite en ce sens.

Quelle expérience tirez-vous de cet échange ?

Au bout de 4 semaines, des liens se tissent forcément. Quand nous dispensons ce genre de formation, nous sommes heureux de rencontrer nos homologues de l’Hexagone ou de l’étranger, et tristes de les voir partir. Nous parlons le même langage, partageons la même passion. C’est peut-être ça, finalement, la grande famille des sapeurs-pompiers... Nous avons formé ces 14 sapeurs-pompiers, et nous nous sommes enrichis professionnellement et humainement. Le principe, c’est de rendre ces pompiers efficaces, et ils mettent tout en œuvre pour l’être, c’est donc forcément gagnant-gagnant ! Enfin, ce genre d’expérience permet de relativiser, d’arrêter de se regarder le nombril. Nous apprenons toujours de l’autre. Chacun cherche à être efficace avec les moyens dont il dispose et en fonction des lieux où il opère. Il nous est déjà arrivé de nous inspirer des méthodes de confrères, de les appliquer à nos propres méthodes. Le but, c’est de partager ce savoir, de l’enrichir dans sa globalité, pour défendre nos collines et nos forêts…

 

Copie de 1

 

Copie de 2

 

Copie de 3

 

Copie de 4

 

Copie de 5

 

Copie de 6

 

Copie de 7

 

Copie de 8

 

Copie de 9

 

Copie de 10

 

Copie de 11

 

Copie de 12

 

Copie de 13

 

4285.97