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29 Novembre 2010
Istres
Le stade Bardin à Istres a été le théâtre d’une manœuvre décontamination mercredi 24 novembre en début d’après-midi. Le scénario consistait à créer un effet de panique et de terreur suite à l’explosion d’un colis suspect contenant de l’ypérite soufrée situé dans une des tribunes du stade.
Le bilan, très lourd s’est traduit par 2 morts (représentés par des mannequins) et 36 victimes contaminées dont 31 valides et 5 invalides (sections de JSP de Pélissanne et Martigues, ainsi que des élèves du lycée de l’Estaque). Rapidement, le SDIS a envoyé sur les lieux un 1er échelon de secours : 1 chef de groupe, 1 fourgon , 1 ambulance et 1 véhicule léger médicalisée.
Après les 1ers constats, le chef de groupe a demandé des renforts de circonstance. Ainsi, 1 chef de colonne, 1 poste de commandement, 2 véhicules de risques technologiques (SALON et MARTIGUES), 1 cellule de protection de l'environnement (CEPREN), 2 cellules de décontamination (CEDEC) ont été dépêchés sur les lieux. La police nationale et le SMUR étaient également présents.
Ainsi, une cinquantaine de sapeurs-pompiers a été mobilisée pour cet exercice d’ampleur. Ils ont été notamment supervisés par le commandant Christian Médani, chef du service NRBCE, et le capitaine Jean-Marc Roditis, chef du centre de secours d’Istres. Sur place, on a pu noter la présence du lieutenant-colonel Jean-Paul Monet, chef du groupement Centre, du lieutenant-colonel Vincent Honoré, chef du centre de secours d’Aix-en-Provence, ainsi que de nombreux officiers. Le médecin en chef Jean-Noël Bru et le médecin en chef adjoint Jean-Marie Bovis, de la base d’Istres et spécialistes du sujet, sont venus en observateurs, ainsi que 2 officiers de sapeurs-pompiers du Vaucluse. Les plastrons ont eu à supporter les affres d’une météo peu clémente. Mais les JSP et les lycéens se sont volontiers prêtés au jeu de l’exercice.
Vêtus de leurs maillots de bain et de survêtements, ils ont été pris en charge par les secours et décontaminés au sein de la CEDEC2. Dans un premier temps, les secours ont adopté la configuration 2 chaînes valides et 1 chaîne invalide en appliquant le protocole français (3 minutes - 30°C), puis dans un second temps, une configuration 4 chaînes valides en appliquant le protocole européen ORCHIDS (1 minute – 35°C).
Les plastrons sont donc littéralement passés « à la douche » malgré le froid glacial.
Cet exercice avait des objectifs multiples : - Evaluer le délai de mise en œuvre du PRV et de la Chaîne de décontamination 2ème génération en situation réelle ; - Apprécier l’efficacité du fonctionnement du SAS ; - Tester la capacité d’organisation de la montée en puissance en fonction de l’évolution du sinistre ; - Identifier les points névralgiques de la chaîne de commandement ; - Mesurer la capacité d’adaptation du SSSM à prendre en charge les victimes et à s’intégrer dans un tel dispositif.
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