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10 Août 2009
Plaine de la Crau
Vendredi 7 août, vers 8 h 30, le Cta/Codis des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône est alerté pour une fuite de pétrole brut au niveau d’un pipeline passant sous la plaine de la Crau à proximité du rond-point des Aires, commune de St Martin de Crau.
Immédiatement des moyens sont envoyés sur les lieux de la fuite : 1 FMOGP, 1 CCGG, 1 CCFS 11000, 1 Dévidoir Automobile Léger, 1 CCFS 6000, 1 PC de site et un hélicoptère de commandement et de reconnaissance.
Le commandement des opérations de secours est assuré le lieutenant-colonel Vitalbo, chef du Groupement Ouest. Les missions des sapeurs-pompiers consistent à effectuer des reconnaissances, des mesures d’explosimétrie, de mettre en place avec les forces de gendarmerie un périmètre de sécurité et d’assurer une mise en sécurité du secteur pollué.
Le Société de Pipeline Sud-Européen (SPSE), exploitant du pipeline à l’origine de la fuite estime le volume de pétrole brut déversé sur la plaine de la Crau à 3000 m3 répandu sur environ 2 hectares. L’exploitant, après avoir localisé la fuite et fermé les vannes d’alimentation en aval et en amont du tronçon de pipeline, active très rapidement des opérations de rétro-pompage du pétrole restant dans ce tronçon et assure lui-même avec la société Ortec la mise en place de drains, de forages et de pompages. En fin d’après-midi, Madame Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’écologie se rend sur le lieu du sinistre accompagnée par M. Jacques Simonnet, sous-préfet d’Arles, M Philippe Klayman, préfet délégué pour la sécurité et la défense et le colonel Jorda, directeur du SDIS 13. Elle qualifie l’incident industriel de « catastrophe écologique dans une zone classée Natura 2000 ». Madame le secrétaire d’Etat rassure néanmoins les élus locaux présents en leur indiquant que la nappe phréatique se situe à 10 mètres de profondeur et que, selon la SPSE, aucune trace de pétrole but déversé n’a été trouvé à plus de 40 cm de la surface du sol.
Une surveillance quotidienne du site par des rondes effectuées le matin et le soir par un officier de sapeurs-pompiers est prévue : un engin incendie pourra éventuellement assurer ponctuellement une sur surveillance sur le site en fonction des travaux de dépollution qui devraient prendre près d’un mois selon le PDG de la SPSE. |