|
|
Vous êtes dans : Accueil / Toute l'actualité / Archives / Opérationnelles / Feux de fôrets / Et si les Alpilles brûlaient…….. Et si les Alpilles brûlaient……..
11 Mars 2011
Groupement centre
Comme chaque année les sapeurs-pompiers se préparent à la saison feux de forêts, aussi un exercice est organisé dans chaque groupement par la direction de l’animation (agents du groupement feux de forêts avec à sa tête le lieutenant-colonel Jean-Pierre Squillari). Le groupement centre a donné le coup d’envoi mercredi 9 Mars. Un feu à dimension réelle qui a mobilisé sur le terrain 220 sapeurs-pompiers et une soixantaine d’engins dont deux GALFF (groupe d’alimentation feu de forêt), 11 GIFF (groupe d’intervention feu de forêt) prépositionnés et un DIH (détachement d’intervention héliporté).
Ce dispositif a été coordonné depuis le terrain par la mise en place de postes de commandement et de liaisons satellites.
Alerte maximale : On est le 2 août, il est 14h00, les conditions météorologiques sont défavorables (sécheresse, températures élevées, vent à 60/90 km/h en rafales).
32 GIFF sont prépositionnés sur le territoire départemental soit plus de 600 hommes et environ 160 engins de lutte contre les feux de forêts.
Le scénario de l’exercice a été bâti sur ce contexte avec des modifications horaires et des moyens fictifs. Revenons au mercredi 9 Mars vers 9h00, les soldats du feu sont en place. La manœuvre peut débuter. La vigie informe le CODIS d’un départ de feu dans le massif des Alpilles sur la commune d’Eyguières. Immédiatement le groupe d’intervention terrestre 2 Salon situé à proximité est engagé. Le feu prend de l’importance et menace un relais téléphonique. Le groupe 3 Salon, le chef de colonne le capitaine Eddie Maisonneuve, le groupe de commandement entrent en scène. Un PC deux fonctions est aussi mis en place.
Plus d’une heure après le début du sinistre la direction de l’animation signale que le feu poussé par le vent se dirige vers un relief difficilement accessible, sa vitesse moyenne de propagation est de 1500m/h. Des moyens supplémentaires viennent renforcer le dispositif à savoir le groupe 1 Salon, le DIH et les GALFF. La chaîne de commandement monte en puissance avec l’engagement du commandant Marcelle chef de site.
Nouvelle complication pour les personnels une ligne haute tension se trouve dans l’axe du feu et comme si cela ne suffisait pas le feu vient de franchir la D 25, le lieu dit la Patouillarde est menacé. Le premier commandant des opérations des secours demande des renforts notamment aériens et positionne le dispositif de manière à réduire la propagation du feu sur les flancs et applique la sectorisation. Après la passation de consigne, le second commandant des opérations va conforter la stratégie de sectorisation et procède au déploiement des renforts. 8 groupes supplémentaires issus des centres de secours d’Aubagne, Martigues, Aix, Arles, Salon, Eyguières et Lamanon sont dépêchés. Le feu prend de l’allure et s’oriente vers le massif des Opies, de nombreuses habitations sont menacées. L’incendie est aux portes du restaurant la Ribote, les 50 clients sont mis en sécurité à l’intérieur de l’établissement, dans le même temps les sapeurs-pompiers attaquent les flammes. Un poste de commandement de site dirigé par le lieutenant-colonel Monet est établi dans un champ en bordure de la D 25 afin de coordonner les moyens sur le chantier. Le feu n’a pas dit son dernier mot, il gagne en intensité et se dirige à présent vers le chemin des Baraques qu’il franchira direction le mont menu. Un incendie qui fait état virtuellement de plus de 900 hectares brûlés et plusieurs victimes sapeurs-pompiers. Le colonel Luc Jorda, les lieutenants-colonels Grand et Dumas se sont aussi rendus sur les lieux en qualité d’observateurs. Cette manœuvre a permis aux autorités et à la direction de l’animation de tester et de contrôler principalement : - les différents degrés de commandement - les capacités d’action et de réaction des chefs de groupe - les capacités d’organisation d’un chef de PC de site - les capacités d’organisation du commandement d’un feu de forêt de grande ampleur - la sécurité des personnels - la mise en œuvre des GALFF Les hommes de l’ombre : Cet exercice a mis en scène de nombreux soldats du feu dont les adjudants Didomenico et Santussi, les caporaux chefs Barry, Neupold et Dalmane du centre de secours d’Aubagne qui ont pour mission sur chaque exercice feux de forêts d’allumer des départs d’incendie sur un secteur forestier prédéfini.
Un débriefing a clôturé la journée au centre de secours d’Eyguières. Les autorités remercient les sapeurs-pompiers d’Eyguières pour leur chaleureux accueil. L’histoire ne nous dit pas qui a obtenu la meilleure note.
|