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Vent et feu urbain, tragique association

3 Septembre 2010 Noves
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Un feu urbain d’une rare intensité s’est déclaré à Noves lundi 30 août, aux alentours de 13h.

A la base, les sapeurs-pompiers pensaient intervenir pour un feu de cyprès. La vigie Noves, implantée non loin de là avait initialement donné cette information. 3 Camions Citerne Feux de Forêts (1 de Noves et 2 de Châteaurenard) ont donc été dépêchés sur les lieux.

 

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A leur arrivée, les soldats du feu sont confrontés à un hangar embrasé.

Une vieille bâtisse R+1 située à proximité, véritable capharnaüm, est très menacée par les flammes.

 

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Face à cette situation, l’adjudant Schuffard, chef d’agrès, demande des moyens urbains en renforts.

 

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Dans la foulée, il réalise seul le sauvetage d’une dame de 90 ans bloquée par les fumées, ainsi que la mise en sécurité d’une mère et son enfant.

Le feu s’étend à la bâtisse puis attaque un dépôt de matériels ainsi que des arbres de plusieurs dizaines de mètres.

Un très fort Mistral, souffle alors sur le Nord du département.

 

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Un lotissement situé à proximité au sud dans l’axe du vent est donc menacé. Le risque est grand : on trouve des réservoirs de gaz et de fioul dans certains jardins.

1 Camion Citerne Grande Capacité de Châteaurenard, et 3 Fourgons Pompe Tonne (de Noves, Saint-Rémy et Avignon) arrivent en renfort, ainsi qu’1 Camion Citerne Feux de Forêts d'Avignon dérouté d’un feu sur l’autoroute pour prêter main forte, 1 Echelle Pivotante Semi-automatique de Châteaurenard et 1 Poste de Commandement de Colonne, sous le commandement du major Garcia, chef de groupe, puis du lieutenant Mossé, chef de colonne.

 

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La gendarmerie est aussi présente pour réguler le flux de circulation. En effet, en ce jour de fête votive à Noves, de nombreux badauds arpentent les rues de la ville.

Le Capitaine Bisone, chef de site, se rend aussi sur les lieux et prend le Commandement des Opérations de Secours en sectorisant l’intervention : La partie nord (départ du feu, hangar et maison) et la partie sud (lotissements touchés par propagation).

Les sapeurs-pompiers sont donc rapidement confrontés à plusieurs foyers. Les brandons transportés par le vent atterrissent dans les différents lotissements situés au sud du feu.

10 maisons sont rapidement atteintes par les débris enflammés.

 

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2 Hélicoptères Bombardiers d'Eau viennent en renfort. Ils effectuent des largages ponctuels sur le hangar et les maisons situées au sud, et sont un outil précieux pour la reconnaissance des maisons touchées par les brandons dans les lotissements.

 

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Le Groupe d'Intervention Feux de Forêt 2 Arles envoyé initialement pour feu de cyprès va se révéler précieux dans le traitement des sautes de feu dans les lotissements.

Le Groupe d'Intervention Lourd d’Arles quant à lui est engagé près de deux heures dans la phase d’attaque du traitement de feu de hangar.

Le vent est si violent qu’un feu de toiture de 200 m² dans une habitation divisée en 7 appartements est traité par les soldats du feu à plus de 150 m du foyer initial. En dépit d’une attaque précoce notamment par le Fourgon Pompe Tonne d'Avignon, la totalité des appartements est touché. Une ligne électrique de 20 000 volts passant 3 mètres au dessus de la toiture doit être consignée pour la sécurité des intervenants.

2 sapeurs-pompiers seront transportés par le Véhicule de Secours et d'Assistance aux Victimes d'Alpilles/Durance vers le Centre Hospitalier d'Arles pour des blessures diverses (coup de chaleur ou blessures dues à un effondrement de plafond).

1 riverain, choqué, est quant à lui transporté sur le Centre Hospitalier d'Avignon.

Vers 22h, après de nombreuses heures de lutte acharnée sur différents foyers, les soldats du feu viennent à bout des flammes. Une pelle mécanique est utilisée sur le départ du feu pour détruire des murs qui menacent de s’effondrer et déblayer les quantités invraisemblables de matériaux divers brulés dans et hors du hangar. Un dispositif de surveillance de ce chantier est activé au départ des derniers engins à 1h du matin.
Au final, ce feu a détruit un hangar de 300 m², un mas en R+1 de 140 m² attenant, la toiture d’un bâtiment de logement collectif R+1 et 3 de ses appartements, un hectare de jardins d’habitations individuelles et a endommagé les façades ou des haies dans 7 autres villas dans un axe de propagation de 400 mètres, ce qui est exceptionnel en milieu urbain.

 

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