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18 Août 2009
Département
Le SDIS 13 a loué pour la saison feux de forêts 2009 un aéronef équipé d’un système de prise de vue permettant l’observation en direct des feux de forêts. Déjà expérimenté l’année dernière, ce bijou de technologie est utilisé en phase opérationnelle cette saison depuis le 13 juillet 2009.
Doté d’une caméra numérique HD transmettant des images couleurs et d’une caméra infrarouge, transmettant des images noir et blanc, ce système de prise de vue est stabilisé et peut pointer et fixer à la demande une coordonnée géographique. L’enregistrement des images est effectué en permanence à bord de l’avion. L’opérateur placé dans l’’aéronef peut transmettre au choix les images de la caméra couleur ou de la caméra infrarouge.
Il peut aussi relever à la demande des coordonnées sur l’image, calculer la surface d’un feu ou la largeur du front de feu.
Les images sont retransmises en direct en différents points de réception :
La couverture de la transmission s’étend à tout le département et ses secteurs limitrophes soit 250 km autour de Marseille.
Prévention, surveillance et détection
Le Cessna Caravan de 14 m de long et 17 d’envergure a une capacité d’accueil d’1 pilote, 1 opérateur caméra et 1 à 2 sapeurs-pompiers. Il a 7 heures d’autonomie en vol de tous temps, de jour comme de nuit. Il vole à près de 3000 m d’altitude et peut zoomer jusqu’à 2000 fois. De ce fait, il permet de déceler une source de chaleur intense à près de 60 km !
« Cet aéronef ainsi équipé nous est très utile », explique le colonel Luc Jorda, directeur du SDIS 13. « Il nous aide à surveiller pour détecter, protéger. Grâce à sa qualité d’images, ce système permet de valider l’importance d’un sinistre, de localiser les engins en difficulté, les promeneurs ou les campeurs et aussi de suivre l’évolution du feu dans ses moindres détails. Il peut aussi servir d’auxiliaire de justice, le cas échéant », enchaîne-t-il.
Cet investissement pertinent est le fruit de la volonté du conseil Général de doter les sapeurs-pompiers du département d’outils de pointe facilitant les choix stratégiques. « Il ne se suppléera cependant jamais à l’action des soldats du feu sur le terrain. Ce sont les hommes qui éteignent les feux, pas les machines », commente le colonel Luc Jorda.
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