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4 Novembre 2005
Pour les pompiers, en matière de lutte contre les feux de forêt, la rapidité d’intervention sur les feux naissants est une règle d’or. Il s’agit de bâtiments en dur avec une cellule de guet normalisée, et pour quinze d'entre elles une habitation intégrée. Celles-ci sont occupées par des couples de guetteurs recrutés par le SDIS. Les autres sont activées par des forestiers ou des pompiers en journée. Ces vigies sont alors en relation permanente avec le Codis 13 via la vigie directrice du Grand Puech située sur la commune de Mimet. La mission du guetteur est de détecter les départs de feux (l'été dernier, 85% des feux ayant menacé plus de 1ha de milieu naturel l'ont été par une vigie), de confirmer (ou d'infirmer) les appels reçus au Centre de Traitement de l’Alerte (CTA), et enfin de fournir des renseignements au Codis 13 en particulier la virulence du feu et l'étendue du massif menacé. En complément de ce réseau de vigies, le Groupement Opérations et le Groupement des Systèmes d’Information et des Transmissions (GSIT) testent et évaluent depuis plusieurs années différents outils de détections automatiques de feux de forêt. Dans ce cadre, un nouveau système a t-il été testé cet été sur le pic de Bertagne, à proximité de la commune de GEMENOS. Composé d’une caméra qui prend des clichés à très haute définition en noir et blanc sur 360° et d’un logiciel d’analyse et de traitement des images, le système permet d’identifier dans les photos prises, des fumées de feux de forêt correspondant à des feux naissants. Associé à une base de donnée cartographique, il associe à chaque fumée suspecte ses coordonnées géographiques. Toutes ces informations sont ensuite remontées par voie radio, en temps réel, à la vigie directrice du Grand Puech pour être traitées et vérifiées avant d’être transmises au CODIS. Hors saison feux de forêt, cette remontée d’informations s’effectue directement au CODIS. Une des principales caractéristiques du système testé est sa capacité à détecter des départs de feux dans un rayon de 25 km. Ainsi 5 à 8 caméras pourraient permettre de couvrir l’ensemble des massifs forestiers du département et en exploitation l’ensemble de ce dispositif peut être raccordé à un seul poste de supervision. Selon le Groupement Opérations qui coordonne les tests sur ce nouvel outil : « En saison feux de forêt, le système est moins rapide que l’homme de 3 à 5 minutes pour détecter les feux et cet écart est très pénalisant. Toutefois, hors saison feux de forêt, il est plus rapide que les alertes signalées par des tiers par voix téléphonique via le 18 ou le 112. De même, le système permet une localisation très précise des départs de feu, ce qui évite les erreurs d’appréciation, et de visualiser sur un site déporté les feux naissants et ainsi de servir d’outil d’aide à la décision. Si cette technologie ne permet pas de se substituer au réseau de vigies pendant l’été, elle offre un complément d’information très appréciable au CODIS pour l’organisation de la lutte grâce à la précision de la localisation des départs de feux et la capacité qu’elle offre de suivre leur évolution. En outre, elle trouve tout son intérêt en dehors des périodes d’activation du réseau vigie en offrant des informations similaires. » Les Groupements Opérations et GSIT vont continuer à évaluer l’outil actuel, dont le financement a été assuré à 60 % par la Région PACA, et rechercher de nouveaux systèmes permettant notamment l’obtention d’une meilleure qualité d’images au niveau du suivi des feux. Ces Un déploiement pilote est envisagé l’été prochain sur trois sites distincts. |