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14 Mai 2009
Aubagne / Cassis
Les sapeurs-pompiers ont réalisé dans la nuit du 12 au 13 mai un exercice dans le tunnel du Mussuguet, situé entre les communes d’Aubagne et Cassis.
Ce tunnel, long de 2,6 km et construit entre 1850 et 1890, présente la particularité d’être traversé par des trains transportant des voyageurs, mais aussi des marchandises, d’où une multitude de risques à anticiper. Le scénario de la manœuvre est bâti sur l’arrêt brutal d’un train de voyageurs suite à un feu au niveau du locotracteur dans le tunnel. Le Centre régional opérationnel de la SNCF appelle le CODIS pour signaler qu’un train, transportant des voyageurs, est arrêté à l’intérieur du tunnel du Mussuguet avec notion de feu. La rame se retrouve bloquée à l’intérieur du tunnel (au PK 24.018). Un léger enfumage du tunnel est constaté à l’entrée nord (côté Aubagne). Une pollution du sol au dessus d’un puits d’accès au canal SEM est aussi détectée. Une quinzaine de voyageurs sont impliqués. Il s’agit d’un feu d’origine électrique. A 1h du matin, l’exercice débute. La CHEN-2 (Chenillette) et la NEF (Navette d’Evacuation Ferroviaire) sont engagées avec l’équipe de reconnaissance côté Cassis et l’alimentation du secteur incendie, côté Aubagne, va être réalisée au moyen du panier DIH (Détachement d'Intervention Héliporté).
A l’issue de cette reco, le premier bilan fait état de 15 victimes. 7 d’entre elles sont évacuées côté Cassis.
Les deux premiers impliqués, 2 jeunes femmes dont une souffre d’une fracture au bras et l’autre de douleurs importantes au genou, sont évacuées par la NEF vers le PRV (Point de Rassemblement des Victimes), qui sert aussi de PMA (Poste Medical Avancé).
L’occasion pour les soldats du feu de tester leurs réseaux de télécommunications dans le tunnel, notamment les communications via le réseau filaire, très performant. Dès lors, les norias avec la NEF se succèdent afin d’évacuer les victimes. Les urgences les plus graves sont médicalisées (traitées) sur place par le personnel SSSM ( Service Médical)et transportées au PRV par la suite.
Dans le cadre du risque ferroviaire, cette manœuvre nocturne vient s’ajouter aux deux programmées chaque année.
Elle a pour but de placer les acteurs opérationnels et d’exploitation en situation de proche réalité. Une occasion de revoir le plan de secours ferroviaire et de vérifier l’adaptabilité des intervenants aux procédures internes de chacun.
Les sapeurs-pompiers ont plus particulièrement testé la mise en œuvre des moyens spécifiques sur un ouvrage sensible du département faisant l’objet d’un nouveau plan ETARE.
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