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Visite du colonel Vignon, président de la FNSPF

4 Août 2011 Département
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Le colonel Richard Vignon, président de la FNSPF (Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France) était en visite dans notre département les 2 et 3 août derniers.

Une délégation du SDIS 13, emmenée notamment par le colonel Luc Jorda, directeur départemental, le lieutenant-colonel Marc Dumas, chef du groupement Opérations, et le capitaine Robert Fernandez, président de l’UDSP 13, s’est rendue à l’aéroport de Marseille-Marignane pour accueillir le colonel Vignon et son équipe.

 

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Ils se sont ensuite tous rendus à la BASC (Base Aérienne de la Sécurité Civile) afin d’y rencontrer le général Marc Croizer, chef de la BASC, et les pilotes.

 

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Ces derniers ont pu chacun leur tour présenter les divers ABE (Avions Bombardiers d’Eau) qui composent la flotte aérienne de la DSC (Direction de la Sécurité Civile).

 

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Le lendemain matin, une démonstration dynamique des moyens de lutte terrestres et aériens contre les feux de forêts était organisée au pied de la vigie du plateau de l’Arbois.

 

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Pour l’occasion, le SDIS 13 avait mobilisé plus de 100 sapeurs-pompiers sur le terrain, une trentaine de véhicules et des HBE (Hélicoptères Bombardiers d’Eau).
Sous l’œil attentif des nombreux médias venus pour l’occasion, la démonstration a pu démarrer peu après 9h30, après une revue des troupes en présence notamment de M. Maggi, président du SDIS 13, du colonel Vignon, du colonel Jorda, du colonel Patimo (DDA), du capitaine Robert Fernandez, et de nombreuses autorités du SDIS 13.

 

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Après de nombreux largages effectués par les HBE, le DIH (Détachement d’Intervention Héliporté) s’est mis en place à flanc de colline pendant que le GALFF (Groupe d’Alimentation Feux de Forêts), installé à proximité de la vigie, permettait aux GIFF (Groupe d’Intervention Feux de Forêts) de se ravitailler.

 

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L’avion de surveillance volait quant à lui à près de 2 km d’altitude et retransmettait ses images dans le PC situé au pied de la vigie de l’Arbois.

Sous un soleil radieux et un ciel bien dégagé, cette démonstration s’est très bien déroulée, permettant à toutes et tous d’appréhender la technicité et la réactivité des sapeurs-pompiers du SDIS 13.

Vers 10h30, les autorités ont pu répondre aux nombreuses questions des médias.

Le lieutenant-colonel Squillari, qui a organisé et coordonné la démonstration, a notamment évoqué le fait que « nous avons pu démontrer aujourd’hui au président de la FNSPF la spécificité des techniques des Bouches-du-Rhône, avec par exemple les camions de 13000 L, dont peu de SDIS sont dotés, ou encore le GIR (Groupe d’Intervention Retardant), groupe unique chez les SDIS de France, ou bien l’avion de surveillance, les HBE et surtout le DIH avec établissement des tuyaux et bacs aérotransportables ».

Quant au colonel Richard Vignon, il s’est déclaré « très impressionné par la technologie, le savoir-faire et l’expérience des sapeurs-pompiers du SDIS 13. J’ai été moi-même en poste dans le Sud-Est de la France, et l’évolution des moyens et la qualité du travail sont notables et remarquables ».

Il a ensuite insisté sur l’importance du volontariat : « sur les 250 000 sapeurs-pompiers de France, 200 000 sont des volontaires ! Il faut à d’ailleurs saluer la loi française définissant le nouveau statut juridique des pompiers volontaires, adoptée à l'unanimité en avril en commission à l'Assemblée nationale et publiée au Journal officiel le 21 juillet. Elle précise que cette activité repose sur le volontariat et le bénévolat, et n’est pas exercée à titre professionnel mais dans des conditions qui lui sont propres ».

Et le président de la FNSPF d’enchaîner : « Au niveau national, on vient de se sortir de quelques risques grâce à cette loi. Nous avons effectivement aujourd'hui un dispositif juridique qui facilite l'engagement des pompiers volontaires, qui les protège mieux sur le plan social et sur le plan pénal et de ce point de vue nous sommes extrêmement satisfaits ».

Le colonel Vignon n’est pas totalement rassuré pour autant. En cause : une directive européenne envisage d'assimiler l'activité des pompiers à du travail - avec encadrement du temps d'activité et versement d'un salaire - à quoi s'ajouteront cotisations et CSG.

Une décision risquée, selon lui : « Si nous n'avons plus de volontariat, c'est 80% de nos forces qui s'effondrent, alors que nous réalisons 4,5 millions d'interventions annuellement et que nous sommes quasiment sur tous les points de France en moins de dix mn grâce au maillage territorial. Cette directive, actuellement en cours de révision et que certains voudraient voir appliquée aux sapeurs-pompiers volontaires, dit que lorsqu'on a terminé une période de travail, on ne peut pas reprendre une autre séquence de travail tant qu'on n'a pas bénéficié de 11 h de repos » , a-t-il détaillé.

« Cela voudrait dire qu'un sapeur-pompier volontaire qui est un citoyen qui travaille, devrait attendre 11 h pour venir servir les sapeurs-pompiers. C'est la mort du volontariat, car il faut bien comprendre que 500 millions d'Européens sont défendus par 2,5 millions sapeurs-pompiers européens, dont 2 millions sont volontaires ».

 

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Ce sujet épineux sera notamment débattu au congrès national des sapeurs-pompiers qui se tiendra à Nantes du 22 au 24 septembre.

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